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Comment concevoir l’action de l’homéopathie, considérée comme une médecine de l'individuel, traitant la totalité de la personne en fonction de ses réactions, médecine « holistique » par excellence sur cet organe si petit, apparemment isolé qu’est l'œil.
Si l'œil est petit par sa taille il est grand par sa fonction visuelle qui assure le fonctionnement de ce merveilleux organe des sens dont le lecteur vierge de problèmes oculaires n'a peut-être pas suffisamment conscience.
Loin d'être isolé il est en rapport :
- avec l’environnement extérieur, où circule une multitude d’allergènes de toutes sortes - poussière, gaz de sprays divers, poils d’animaux, bactéries, virus, parasites, champignons et tous les éléments de pollution - par sa surface antérieure dont le protègent les paupières et la couche de larmes ;
- avec la circulation générale, par l'intermédiaire du riche système vasculaire de la rétine qui permet la transmission d'affections générales à l'œil ;
- avec le cerveau, par le nerf optique responsable de sa participation dans un certain nombre d'affections neurologiques. L'homéopathie constitue pour nous une méthode thérapeutique qui ne s’oppose pas à la médecine classique ; pour tout médecin la priorité est toujours l'intérêt du patient ; le médecin homéopathe généraliste ou spécialiste aura recours à chaque fois que cela est nécessaire aux médicaments classiques dont il connaît l'efficacité. L'homéopathie pourra, suivant les cas, suffire à traiter certaines affections oculaires, mais elle pourra aussi, soit s'associer à la thérapeutique classique soit en prendre le relais.
Un adage assez répandu définie l’homéopathie comme un moyen de guérir le mal par le mal.
Cette définition traduit une loi de biologie générale, d'après laquelle le pouvoir thérapeutique d’une substance, quelle qu'elle soit, est en rapport avec son pouvoir toxique : c'est ainsi que certaines plantes comme la digitale, la jusquiame, la ciguë peuvent être mortelles ou bénéfiques pour la santé ; il en est de même pour des substances minérales des métaux ou métalloïdes, comme le mercure, le plomb, l’arsenic : tout est une question de dosage.
Ceci permet de mieux comprendre les différents niveaux d'action d'une substance et par là même l'infinitésimalité : le mercure suivant la dose pourra être mortel ou responsable de troubles toxiques neurologiques, digestifs, respiratoires plus ou moins importants en fonction de la dose .
Et si on utilise le protocole mis au point par Samuel Hahnemann, le mercure donné à petites doses répétées chez l’homme sain, indemne de toute maladie, va faire apparaître un certain nombre de troubles d’autant plus subtils que le mercure sera plus dilué.
Une autre affirmation selon laquelle l’homéopathie agirait lentement et donc serait inefficace dans les affections aiguës s’avère, à travers mon expérience et celle de nombreux homéopathes depuis des décennies, tout à fait fausse. J’ai en effet rapidement constaté que, contrairement aux idées reçues, des résultats très rapides pouvaient être obtenus avec l’homéopathie dans des affections oculaires inflammatoires aiguës.
Quelles sont donc les affections oculaires justiciables d' un traitement homéopathique ?
PARMI LES AFFECTIONS AIGUËS
Dans un certain nombre d'affections inflammatoires, microbiennes, virales, allergiques, les résultats au niveau de l'œil et de ses annexes peuvent être très rapides.
La pharmacopée homéopathique possède des médicaments d'inflammation, de sécrétion, de suppuration, d'ulcération permettant de traiter de façon préférentielle :
• Les orgelets, les chalazions inflammatoires
• Les blépharites
• Les conjonctivites à germes banals
• Les conjonctivites virales à adénovirus
• Les allergies.
PARMI LES AFFECTIONS CHRONIQUES
Les indications sont nombreuses et sont modulées par la notion de :
- Seuil de sensibilité aux médicaments :
En effet certains individus font des réactions disproportionnées aux doses pondérales, d'autres individus présentent une sensibilité aux doses faibles ou infinitésimales.
- Du terrain responsable de la chronicité de l'affection à traiter, en appliquant le principe de la globalité, c'est à dire la prise en charge de la totalité psychosomatique du patient dans laquelle l'affection oculaire est intégrée, qu'il s'agisse :
• D'allergie
• De sécheresse oculaire (isolée ou faisant partie du syndrome de GOUGEROT-SJÖGREN)
• Du syndrome de FISSINGER-LEROY-REITER
• Ou de toute autre affection oculaire chronique et/ou récidivantes.
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