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Article Homéo-Expert

Préventions des rhinopharyngites et des affections chroniques ou récidivantes hivernales du jeune enfant

Éternel sujet d’indication très fréquente, la prévention des rhinopharyngites et des affections chroniques ou récidivantes hivernales du jeune enfant est  un des succès de notre thérapeutique.
Complexité d’une pathologie lassante, intriquée, fluctuante dans ses  manifestations locales, durant cette période de maturité immunitaire, sur un organisme neuf et réactionnel, contrastant avec, tout compte fait la simplicité de l’instauration du traitement de fond.

J’insisterais rapidement  sur quelques points qui me semblent dignes d’être soulignés, fruits d’impressions cliniques à la lumière de multiples observations. L’intrication psoro-sycotique semble actuellement prendre en quelque sorte le dessus, le tuberculinisme longtemps prédominant et déstabilisé, voit avec avantage la suppression de la vaccination antituberculeuse.
L’indication d’aviaire, de pathogénésie floue et de thymuline me semble être surévaluée et prescrits   de façon trop systématique avec des résultats incertains.
Sur le plan purement clinique on observe un imprécision nosologique manifeste, le terme générique d’otite par exemple, à supposer que le tympan soit correctement vu, résume toute la clinique myringienne et interdit de fait la prescription de médicaments d’action locales rapidement efficaces. On pourrait faire la même remarque pour les angines, ne parlons pas de la muqueuses nasales qui n’est que rarement examinée.

De cette prise en charge rappelons les grands principes :

L’interrogatoire complet  et l’examen O.R.L. minutieux sont indispensables

Les médicaments sont évoqués sur :

> L’étiologie et les circonstance déclenchantes.
            > Les symptômes locaux et le tableau pathogénétique.
            > Le mode réactionnel chronique et sa forme clinique.
            > L interrogatoire général appareil par appareil déterminant le type sensible.
                                    - Signes physiologiques ou physiopathologiques.
                                    - Signes morphologiques.
                                    - Signes comportementaux.

La démarche du spécialiste ne doit pas être négligée :

            > Otoscopie soigneuse éventuellement sous microscope.
            > Examen du Cavum par Rhinoscopie, parfois nasofibroscopie.
> Impédancemétrie recherchant une otite séreuse de plue en plus fréquentes et précoce. A noter qu’elle ne saurait être en aucun cas un élément de l’évaluation auditive.
> Audiométrie comportementale du jeune enfant devant des antécédents familiaux, un retard de la parole ou du langage ; cet examen, insistons sur ce point peut être pratiqué dès l’âge de 6 mois, complété par des examens objectifs (P.E.A et O.E.A.P).

Voici à titre d’illustration et pour terminer trois exemples que nous rencontrons tous dans notre pratique quotidienne.

KEVIN. 3,6 ans
derrière l’arbre se cache la forêt, ou des rhinopharyngites bien étranges
.

La mère de Kevin amène son fils en consultation sur demande du pédiatre après échec de divers traitement allopathiques pour:

  1. Récidive d’épisodes rhino pharyngés banals, fatigue, absence de prise de poids qui stagne ou même fléchit lors d’accès de gastroentérites et lors des épisodes  inflammatoires ou infectieux.
  2. Ces troubles se répètent de plus en plus souvent, et surtout se caractérisent par une convalescence difficile. Elle me présente un cavum de profil sans particularité et grand intérêt (il respire par le nez la bouche fermée et la naso fibroscopie ne révèle pas d’hypertrophie adénoïdienne). Mon confrère pédiatre me demande si l’adénoïdectomie pourrait résoudre cette pathologie.
  1. Antécédents familiaux : eczéma chez le père.

Antécédents personnels : rhinite croûteuse permanente hivernale.
Eczéma périodique avec prurit des creux poplités, à la chaleur et au contact de l’eau.
 RGO, non documenté, et traité depuis l’âge de deux ans. Recherche d’une anémie et bilan allergologique négatifs (les trois grands classiques étiopathogéniques allopathiques).

- Signes retenus:

 Digestifs : peu d’appétit, ne termine jamais ses repas, car dit n’avoir plus faim ou mal au ventre. Demande des sucreries entre les repas. Vomissements faciles surtout pour les morceaux de viande. Selles irrégulières, ballonnements.
 Généraux : très frileux, dit qu’il a froid, dort sous ses couvertures en position allongée sur le dos.
 Très mauvais réveil avec odeur forte de l’haleine surtout le matin.
Caractère exécrable, grincheux, toujours de mauvaise humeur.
Chez cet enfant maigre, au teint jaunâtre, brun aux yeux vifs. L’examen retrouve une rhinite croûteuse bilatérale et des tympans normaux.

- Discussion et traitement

L’étiologie et circonstance déclenchante : ras.
Les symptômes locaux et le tableau pathogénétique : ras
Le mode réactionnel chronique et sa forme clinique : psorique, lycopodium.
Le type sensible.
            - Signes physio. ou Physiopath. :  lycopodium
            - Signes morphologiques : lycopodium
            - Signes comportementaux : lycopodium
Le traitement :
Lycopodium 15 Ch : 1 dose gl/ semaine ;
Lycopodium 9 Ch : 3 granules/jour
Traitement de deux mois.

MARIE. 4,3 ans
prévention hivernale des rhinopharyngites.

La mère de Marie consulte pour un traitement préventif des rhinopharyngites hivernales.

  1. En effet, l’hiver dernier a été rude et mouvementé; épisodes rhinopharyngés incessants sur un fond de rhinorrhée chronique jaunâtre non irritante permanente (toux quinteuse grasse le matin au réveil, mais sèche la nuit, épisodes otalgiques itératifs avec majoration d’une baisse auditive permanente, antibiothérapie répétée et absentéisme scolaire) dès la rentrée scolaire.
  2. La mère de Marie reprenant une activité professionnelle souhaite un hiver plus serein…
  1. Antécédents familiaux : maigreur, allergie cutanée en bord de mer, hypoacousie perceptive appareillée chez la mère.

Antécédents : prématurité, faible poids de naissance, bronchiolites le premier hiver, séparation difficile de la nourrice.

- Signes retenus :

 Digestifs : n’aime pas le lait et les aliments gras et lourds. Désirs de boissons et d’aliments froids. Haleine forte surtout le matin. Depuis quelques mois elle présente des douleurs ombilicales nocturnes.
L’appétit est conservé, la soif très modérée.
Dermatologique : urticaire au soleil et à l’ampicilline, sueurs odorantes des pieds présentes dès la naissance.
Généraux et morphologiques: frileuse, supporte mal la chaleur, obstruction nasale nocturne. Petite fille rondelette, pâle et docile.

  1. Examen complémentaire: audiométrie comportementale à prévoir, devant les antécédents maternels, afin de rechercher une éventuelle atteinte génétique.

Discussion et traitement

L’étiologie et circonstance déclenchante : séparation, entrée à l’école : pulsatilla.
Les symptômes locaux et le tableau pathogénétiques : pulsatilla, ferrum phos.
Le mode réactionnel chronique et sa forme clinique : psorique (tuberculinique).
Le type sensible.
            - Signes physio. Ou Physiopath. : pulsatilla, silicea.
            - Signes morphologiques : pulsatilla.
            -  Signes comportementaux : pulsatilla.
Le traitement :
Pulsatilla 15 Ch dose globules successivement
; Silicea 15 Ch une fois par semaine ; Tuberculinum 15 Ch ; Pulsatilla 9 Ch : 3 granules par jour.
Traitement pour deux mois.

SANDRA 3,3 ans
prévention hivernale des rhinopharyngites.

La mère de Marie consulte pour un traitement préventif des rhinopharyngites hivernales.

  1. Cette petite fille, sans antécédents ORL particuliers, était gardée au foyer par sa mère
  2. La mère de Sandra, instruite sur l’efficacité préventive de l’homéopathie désire que cette période d’adaptation immunitaire, lors de cette mise en  collectivité se déroule le mieux possible.
  1. Antécédents familiaux : eczéma chez le père, rhino sinusite chronique oedémateuse et polypoïde chez la mère.

Antécédents : bronchiolites au 4ème mois accompagnées d’un eczéma, acquisitions motrices lentes, sorties dentaires tardives. Abus de laitages.

- Signes retenus:

Digestifs: appétit important, mange plus que sa sœur aînée, âgée de huit ans.
Désirs de laitage et d’œuf, tendance à la constipation.
Dermatologique : sueurs abondantes du cuir chevelu durant l’effort et le sommeil, peau froide et moite des extrémités. Quelques poussées d’eczéma en hiver.
Généraux et morphologiques: frileuse, car aime être couverte, calme et lente, difficulté d’adaptation scolaire et lors des changements d’habitude ou de cadre.
Brachycéphale, membres courts, mains carrées.

ORL : Grosses amygdales pâles, mais non obstructives, hypertrophie adénoïdienne évoquée sur la respiration buccale qui est fortement majorée lors des rhinopharyngites.
Adénopathies cervicales et sous anglo-mauritaniennes molles, non douloureuses, bilatérales.

-Discussion et traitement :

L’étiologie et circonstance déclenchante: abus de laitages.
Les symptômes locaux et le tableau pathogénétique : agraphis nutans.
Le mode réactionnel chronique et sa forme clinique : psorique et sycotique..
Le type sensible.
            - Signes physio. Ou Physiopath. : baryta carbonica
            - Signes morphologiques : calcarea carbonica.
            -  Signes comportementaux : calcarea carbonica.
Le traitement :
Calcarea carbonica 15 Ch ; Thuya 15 Ch
doses-globules alternées par semaine ; Baryta Carbonica 9 Ch : 3 granules par jour ; Agraphis nutans 5 Ch: 3 granules matin et soir.
Traitement pour deux mois.

Jean Imberty
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